L'autre soir, dans le train et au retour de mon travail, je m'assois. Il était 21h environ. Je suis dans mes pensées. Je lis rarement dans le train. Au mieux j'écoute de la musique. Ce soir là, rien, je regardais les gens. J'aime les regarder. Imaginer ce qu'ils ont dans la tête, quelle est leur vie... Bref, j'aime observer. D'ailleurs, j'observe et donc pour ce qui est des femmes, certaines ont sans doute l'impression que je les regarde parce qu'elles me plaisent... absolument pas. En revanche, j'imagine beaucoup de choses et de tout ordre. Et il m'arrive de me dire "cette fille est vraiment moche" !
Cela dit, à un moment précis, une femme entre dans la voiture ou j'étais assis et s'assoie en face de moi. Le parcours se passe sans qu'il y ait de quelconque regards particulier. Bref, je la trouve particulièrement jolie mais je ne cherche pas à lui montrer en insistant ou en la "déshabillant du regard", je porte de l'importance à ne pas me conduire en pauvre type, mais j'essaie de rester 'gentleman'.
A mi-chemin, alors que je regardais par la vitre, je m'apperçois, par le reflet, qu'elle m'observe mais sans insister non plus. Mais je tourne les yeux vers elle et la regarde. Je la trouve très belle et je me met à la regarder alors qu'elle aussi soutient mon regard. A ce moment, j'ai mon coeur qui se met à battre la chamade. nos regards devinrent très intense si bien que j'ai du rougir et détourner mes yeux. J'avais chaud et c'était un moment vraiment délicieux. Puis, je fini par revenir vers elle. De nouveau, elle me regarde de façon intense et nous nous mettons échanger un sourire. Ce qui étrange, c'est qu'a ce moment, ce n'est plus seulement sourire que nous faisions mais nous sourions réellement de plaisir ! nous sentions une complicité. Comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Cet échange fut très fort. Mes pupilles devaient sans doute être très dilatées. Nous nous regardions et nous sentions le bonheur nous emparer. Probablement que si nous avions été seuls, j'aurais voulu lui faire l'amour. Je la sentais chaude, les rougeurs de son visage révélaient le trouble de la situation. je me suis penché vers elle, et elle aussi vers moi et je lui ai glissé à l'oreille... "vous êtes très belle", ce à quoi elle esquisse sur ses lèvres "merci". A deux reprises, nous évitâmes de nous regarder mais l'envie était plus forte et le même scénario se reproduisit. Ce moment fut très fort et je m'en délecta.
Ce n'était pas de l'amour, ni de la passion juste un phénomène psycho-chimique de reconnaissance de l'attrait pour quelqu'un. On appréciait de plaire et on le rendait. c'était doux, simple et puissant. Arrivant, j'ai du me lever pour sortir à la station de train. Je me suis trouvé con de ne pas lui laisser mon n° ou mon email mais, finalement, c'était peut-être mieux comme ça.
r é a c t i o n s