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Installé devant mon écran, je me délecte d'un moment de douceur. Sur le balcon, le soleil caresse la canisse et les tomates-cerise. Dans les jardinières, pas de géranium, non, mais des plantes rappelant un jardin sauvage. Des grandes herbes pliants au moindre souffle de vent. Bien qu'habitant à la ville et en appartement, j'ai la chance de vivre dans un environnement agréable. Pas d'immeubles, pas de rues. Ils existent, on les entends mais on ne les voit pas. En face, un jardin avec de grands chênes blancs qui nous accordent de profiter du soleil le matin et le soir et qui nous protègent de la chaleur d'une exposition plein sud. Quand je sors sur le balcon, c'est le plaisirs des yeux et de l'odorat. Les senteurs du matin sont extraordinairement délicates. A proximité d'une forêt, on peut sentir l'humus, les champignons et le bois qui se mélangent pour nous offrir une fragrance des plus exquise.
Les merles et les pies se chamaillent systématiquement mais c'est aussi ce que j'aime dans ce jardin.
Mais quand une pie se pose sur mon balcon, elle tient à me rappeler que la vie ne s'équilibre pas sur des critères de sentimentalisme.
J'aime mon jardin, il est ce que la vie est. Doux, calme, reposant, agité, bruyant et, parfois, cruel.
Publié par Walter Norris à 15:30:40 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
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