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journal, pas très bien écrit, d'un quidam.

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Corps #1 | 23 janvier 2007


 

Publié par Walter Norris à 23:53:49 dans Le Moi | Commentaires (0) |

Mais qui a raison ? | 16 janvier 2007

J'ai constaté en lisant ici et là qu'il y a ceux qui comprennent d'eux-même et ceux qui ont besoin des autres pour comprendre voire qui ne comprennent jamais.

Beaucoup de gens brillants et beaux-parleurs écrivent des livres, font des blogs de façon à faire bénéficier aux autres le fruit de leur réflexion. Je ne blâme personne. Je suis même ravi que certains psychologues utilisent internet de façon louable, anonyme et sans volonté de faire du fric.

Il y a ceux qui ont, à mon sens, une vraie réflexion psychologique pure et qui sont simple et il y a ceux qui enjolivent. Il y a ceux qui sont brillant, certes, mais qui en rajoutent un peu en mettant une petite dose de spiritualité dans tout ça. Ah ? parce que ça plait au gens quand il y a 'un peu' de spiritualité ? mouais, possible... Bref !

Il y a ceux qui s'efforcent d'avoir un sourire sur le visage pour paraitre agréable, pour se donner un air 'bon enfant', chaleureux, ... rassurant, "tu peux te confier à moi mon enfant, ne craint rien...". Vous savez ces sourires que l'on pourrait qualifier de 'surfaits'. Cela me rappelle une psychologue invitée à une emission de télévision, sur une grande chaine, récemment. Elle prenait une voix douce dès qu'elle avait la parole, elle maquillait un sourire sur ses lèvres pour simuler le visage 'bon' sans pour autant avoir l'éducation de ne pas couper la parole. Bref, elle m'agacait ! Et beaucoup de beaux-parleurs m'agacent. Leur complexe de supériorité.

Mais il y a une catégorie de gens qui m'agacent encore plus !!!

Ceux qui lisent cette litérature dans le but de "s'élever" et qui vont s'identifier à l'érudit. Ils tentent de transformer leur vie régie par leur complexe d'infériorité et de l'inspirer par des âmes généreuses qui écrivent des lignes et des lignes sur le bien-être et la spiritualité. Ces gens qui caressent dans le sens du poil untel ou untel, en les nommant, croyant que ça leur donnera un coté cultivé. Et ils y croient !
N'avez-vous jamais remarqué une de ces personne qui, un jour, vont lire "Les Hommes Viennent De Mars, Les Femmes Viennent De Vénus" et qui vont, au détour d'une discussion avec leur voisine, s'exclamer : "voyez-vous, madame Duchemin, vous devriez lire le livre de John Gray, il est décidément très interessant, ..., comment ? vous ne connaissez pas ?... ".

Mieux encore, celle qui va dire : "Oh, ce livre là,... les hommes sont de Mars... hein ? de qui déjà ? bref ! il est bien hein !?"... oui ! Bref !


Je crois aussi que j'ai un problème avec ceux qui se laissent envahir par des idéologies vaseuses, des spiritualités ésotériques venues, on ne sait d'où. Medecine douce, sophrologie, astrologie, massage, kinésiologie, jmefoudtagueulogie-maionsenfoupleinlesfouillologie.

Méditez sur cette phrase : "deviens ce que tu es ! "

Ne plus jouer un jeu, ne plus avoir un masque... ? non ?

Etre en phase avec soi-même, est-ce si difficile ? et bien oui ! ca l'est pour beaucoup et pas du tout pour beaucoup d'autres ! Du coups, quand ceux, pour qui c'est difficile, regardent leur voisin, pour qui ça ne l'est pas de tout, soit il dépriment, soit ils se tournent vers la sophrologie, mais jamais ils ne comprennent qu'ils ont un problème. Une petite minorité vont voir un psy et vont en apprendre beaucoup... !

Ceux qui ne m'agacent pas, m'attendrissent parce que même s'ils ont des difficultés dans leur vie à tout gérer, tout comprendre, ils mérite qu'on les aime !


Publié par Walter Norris à 02:57:16 dans Le Moi | Commentaires (0) |

Croire (v.2) | 26 décembre 2006

Aujourd'hui, qu'est-ce qui nous pousse à croire en Dieu ou en toute autre forme de déité ?
Qu'est-ce qui fait, d'autre part, que l'on puisse 'douter' ?

Pour bien commencer le sujet, nous définirons plusieurs catégories :

L'extrémiste : Il croit en Dieu et ne remet pas en question les écrits 'sacrés' même s'il ne les a pas lus. Il combat les non-croyants ou ceux qui ne croient pas comme lui. Il peut aller jusqu'à tuer pour sa cause.

Le croyant : Il croit en un dieu ou plusieurs ou en une force créatrice et supérieure à l'homme. Il n'est pas obligatoirement convaincu de "l'inspiration divine" des écrits dits 'sacrés'. Il a besoin de croire sans pour autant se ranger clairement dans une religion ou secte.

Le non-croyant qui doute : Il dit ne pas croire en un dieu mais suppute qu'une force supérieure intelligente pourrait exister. Il doute.

L'agnostique : Adepte d'une philosophie déclarant l'absolu inaccessible à l'esprit humain et reconnaissant une totale ignorance sur l'origine et la destiné des choses. Le vrai agnostique va donc plus loin que le simple fait de "ne pas être sûr" ! Il n'écarte pas l'existence de mondes spirituels.

L'athée : Il ne croit pas en Dieu et dit ne pas croire. La religion n'est pas un de ses sujets favoris. Il aime le concret et, souvent, associe religion avec 'perte de temps'. Pour beaucoup, c'est la déception de la religion qui a amené l'athée à le devenir.

L'athée affranchi : il ne croit pas et il est convaincu de l'inexistence d'un dieu créateur. Il connaît le sujet et pour avoir lu, étudié les écrits 'sacrés', il affirme par des arguments qui sont, pour lui, suffisants pour être convaincu de la non-existence de dieu. Il est plus sévère que les Athées et s'oppose aux croyances.

Analysons deux raisons qui peuvent être invoquées de croire en Dieu.



Première raison

La beauté et la complexité de la nature, de notre système solaire, de notre cerveau. Ca ne peut pas être l'œuvre du hasard ! Il y a forcément une intelligence supérieure derrière tout ça !

Pourquoi ? si on me répond "parce que c'est comme ça !" - Mauvaise réponse.

Alors pourquoi ? "parce ce que je ne peux pas croire que ça s'est fait tout seul !"

>> voilà une réponse plus honnête. Personne n'a pu nous convaincre du contraire. Cela ne nous arrange pas personnellement parce que nous avons pris parti de croire et qu'il est psychologiquement difficile de remettre en question toute une partie de notre existence où il faut admettre que l'on s'est trompé. Cette réponse nous apprend aussi beaucoup sur la subjectivité de la conviction. "Je ne peux pas croire que...", je ne peux pas ou je ne veux pas ?
On a du mal à imaginer que ce soit le fruit du hasard... pourquoi ? cela nous gêne t'il qu'au cas où aucun Dieu n'existerait, il serait trop compliqué d'expliquer d'où nous venons et où nous allons ? mais alors, pourquoi vouloir l'expliquer?
Là ! on touche du doigt le réel problème. Le grand complexe de l'homme face aux mystères de la vie, de notre existence dans le cosmos. L'homme ne veut décidément pas se dire qu'il y a des choses que l'on ne peut expliquer. L'homme et son orgueil. L'homme et son complexe du 'savoir'.

Il suffit d'observer toutes les civilisations connues à ce jour, et l'étude de chacune d'entre elles démontre, prouve, qu'à chaque fois qu'elle n'expliquait pas un phénomène, déifiait celui-ci ! Le soleil qui apparaissait le matin pour disparaître le soir, ils priaient que leur Dieu Soleil revienne le lendemain, une catastrophe naturelle devenait une condamnation des dieux, etc.


On se met à vénérer dès lors que l'on a peur.

Aujourd'hui, la science a tellement expliquée de choses, qu'une société civilisée et cultivée passe d'une culture religieuse forte à une culture plus athéiste. Et les théologiens s'appuient sur ce qui n'est toujours pas expliqué pour accréditer leurs dires. Toutes les sociétés connues ont toutes été divisées en deux classes : une minorité dirigeante et savante et une majorité soumise et inculte. Le meilleur moyen de soumettre un peuple à une minorité dirigeante a toujours été la ségrégation du savoir. Pourquoi pensez-vous que le clergé a toujours été proche de l'état ? Il est donc important pour les "dirigeants" de s'associer à ceux qui savent ou prétendent savoir. Scientifiques ou magiciens, prêtres ou oracles tentant d'expliquer les phénomènes naturels et s'ils n'avaient aucune explication, ils préféraient inventer des phénomènes surnaturels. Certains encore se faisaient passer pour l'élu des dieux pour obtenir les faveurs des rois. Jusqu'à ce que cela devienne des institutions avec différentes lignées. Lignée dirigeante, lignée religieuse ou ésotérique. Tout le concept fonctionnait à partir du moment où cela n'était pas donné à n'importe quel quidam de la classe de la grande majorité dirigée : le peuple ! On créait donc des castes, des guildes et autres groupes, tous régis par des codes spécifiques et dans lesquels on ne rentrait que par d'imposantes conditions. Si la lignée de père en fils ne pouvait se faire, il fallait inventer d'autres méthodes comme l'affiliation, le parrainage ou encore le rituel initiatique. Toujours est-il que pour conserver un maximum de privilèges, ces castes se devaient d'être fortes, minoritaires et possédant le savoir. Elles se devaient d'avoir ce que le peuple n'avait pas, le savoir. C'est le concept à l'origine de la gnose* (gr. gñosis, connaissance) à moins que ce ne soit la gnose qui soit à l'origine de ces concepts. Elles se devaient d'apporter au peuple ce qu'il attendait, sécurité et rédemption. La religion devenait, par la même, un excellent moyen d'avoir le pouvoir. On érigeait des temples dédiés à un Dieu ou à plusieurs. Prenez les temples égyptiens, grecs, romains, babyloniens, aztèques, etc. Les dieux ayant toujours été un excellent moyen de faire craindre au peuple le pire. La peur de la condamnation, la peur de la mort est donc au centre du pouvoir.


Gnose : Connaissance des réalités divines de nature religieuse et ésotérique, supérieure à celle des simples croyants et donnant accès au salut. [Le Petit Larousse illustré]

Pour de grandes civilisations, une croyance suffisait du moment qu'elle ne s'étendait pas trop géographiquement. En Europe, et pour certains dirigeants qui voyaient "grand", ils allaient être face à une difficulté majeure : fédérer, unir les peuples européens et méditerranéens par une même croyance.

En terme de croyance, on ne peut pas diviser pour mieux régner. Cela irait à l'inverse de l'essence même d'une religion : porter la "vérité". On n'est pas dans LA vérité si la vérité de l'un n'est pas celle de l'autre. Le peuple n'a pas le savoir mais il ne faut pas non plus lui donner l'occasion de prouver que les castes supérieures, dans lesquelles elles se soumettent, ne sont pas tout à fait honnêtes. Il fallait donc trouver un compromis entre les croyances celtes, babyloniennes, grecs, romaines, chrétiennes et autres pour n'en faire qu'une, comme, par exemple, le catholicisme, une religion monothéiste mais qui gardait des 'traces' de croyances de provenances diverses. Pâque intégrant des lapins et des oeufs, Noël, dont les origines sont très diverses, sapin, Père Noël (Santa Claus (St Nicolas)), naissance du Christ, date de la naissance du dieu babylonien Soleil, Fête des Saturnales romaines, etc. Une religion qui accepterait certaines déviations comme le culte de Saint-Antoine, Saint-Joseph ou encore de la "Vierge Marie". Bref, tout cela comportait beaucoup d'énormités qu'aucune personne s'étant penchée sur le sujet n'aurait acceptées.


On peut ici parler de "compromis de culte ou de culture" !

Alors pourquoi n'y a-t-il pas eu de compromis lors des 4ème et 5ème croisades ou, de façon plus étendue, par la Grande Inquisition ?
Les 4ème (1202-1204) et 5ème (1217-1219) croisades furent ordonnées par le pape Innocent III. Il fut d'ailleurs à l'origine de l'enquête (inquisitio) et institua un tribunal dont la procédure inquisitoriale fut confiée aux Dominicains, pour lutter contre l'hérésie (interrogatoires, tortures, châtiments) et notamment contre les Albigeois* dans le sud de la France en les massacrant.
A savoir, par exemple, que l'ordre de Saint Dominique fut fondé au 13ème siècle (1215) pour lutter contre l'hérésie cathare*. Mais cette inquisition ne s'arrêta pas au sud de la France mais s'étendit à l'Espagne contre Juifs et Musulmans où ils furent très actifs jusqu'au 16ème siècle. La Grande Inquisition ne fut vraiment supprimée qu'au 18ème siècle !

Albigeois : cathares et vaudois du pays d'Oc.

Il n'y avait pas vraiment le choix, la conversion ou la mort. Voilà un moyen facile d'éliminer les gêneurs ! Alors, avec le temps, les choses sont devenues de moins en moins violentes et ont été acceptées dans la culture et les mœurs. Il suffisait de quelques générations pour rendre le peuple pieux et "amadoué". A partir du premier siècle, pourtant, les règles n'étaient pourtant pas autant établies que l'on pourrait le croire. Les moines Jésuites étaient pour une église pauvre alors que d'autres (dominicains et franciscains) étaient pour la "Sainte Mère l'Eglise" riche et puissante. Tous ne s'accordaient pas sur le même diapason. Jouer sur les mots de La Bible était tellement facile et tentant. De la même façon, sont apparus les Orthodoxes et, plus tard, les protestants. Voilà aussi du "pain béni" pour ceux qui, à une échelle plus réduite, ont pensés à utiliser des contradictions pour créer leur propre paroisse tels que les "Protestants Pentecôtistes", les "Frères du Septième jour", les "Témoins de Jéhovah" ou encore les "Scientologues", j'en passe et des meilleurs.


A regarder objectivement toutes les tendances religieuses, doit-on en croire qu'il n'y a pas de "vérité" mais plusieurs ?



L'humain a-t-il besoin de croire ou bien ce besoin a-t-il été créé par l'humain pour gouverner ?


Que dire des civilisations anciennes mais néanmoins évoluées qui font l'objet d'études sous le thème des mystères inexpliqués ? Les pyramides d'Egypte ou Aztèques, les lignes Nasca, les statues géantes de l'Ile de Pâques ou bien, les très récents Crop Circles. Il existe, depuis la préhistoire et sur l'ensemble de la planète, des mystères qui n'ont pas été expliqués. Hormis le problème de l'explication d'un mystère, connaît-on beaucoup de mystères directement liés à sa propre croyance ?
Avez-vous constaté que ce qui peut amener les scientifiques à se résoudre à ne pas donner d'explication à quelque chose a, souvent, aucun rapport avec les grandes religions de l'humanité ?
Si l'on prend les lignes Nasca, seuls les médias rendent ces lignes "mystérieuses" alors que pour un scientifique, elles ne sont pas si "extraordinaires" même si l'on peut dire que c'est effectivement surprenant.

Prenons maintenant, les mystères directement liés à une religion.

Comme premier exemple, on peut citer, chez les catholiques, les "Stigmates du Christ". A savoir, certaines personnes, pieuses en général, souffrent de saignements de la paume des mains et des pieds. Rappelant ainsi la chair transpercée par les clous permettant à Jésus de Nazareth de tenir sur la croix.
Ce phénomène est accepté comme étant véridique par les croyants et même le Clergé Catholique. Pourtant, ça n'a jamais été vérifié et constaté. Ce n'est que spéculation !
Les gens qui, cependant, témoignent personnellement de ces stigmates, ne donnent aucune preuve que ce n'est pas de la scarification. La seule chose qu'ils sont en mesure de prouver à ceux qui ne sont pas aveuglés par la croyance de "l'extraordinaire" et/ou de l'existence de Dieu, c'est la démence, la capacité de s'auto mutiler pour duper les autres en se faisant passer pour choisis par leur Dieu. Jamais personne n'a eu de preuve de la bonne foi de ces gens ! Mais on ne remet pas en question ce qui touche au "saint" ! Et serait-ce déplacé d'y toucher ?

L'exorcisme est, encore aujourd'hui, une pratique qui affirme de l'existence du Diable ou d'un démon en prétendant que celui-ci prend possession de quelqu'un. Pourtant l'exorcisme ne pourrait être, ni plus, ni moins, qu'une séance d'hystérie qui calme le sujet, peut-être, atteint d'une maladie mentale. La médecine a fait, aujourd'hui, suffisamment de progrès pour confirmer que ce qui était pris pour de la possession jadis, n'est qu'une aliénation mentale. Oui, un schizophrène a un comportement qui peut nous amener à penser qu'autre chose a pris possession de lui. Aujourd'hui, personne ne peut vous prouver qu'être possédé est une réalité. Il ne sera pas de l'intérêt du Clergé de démentir ces phénomènes tellement ils participent à ce que les plus crédules continuent d'y croire.


L'existence des démons ou de djinns, peur du satanisme, de la sorcellerie, du vaudou ou de la magie noire, tout cela est du même acabit. Autant de peurs qui vont dans le sens de la croyance en un Dieu. Autant de pratiques qui convergent vers une même idée "fixe" : l'éternel combat entre le bien et le mal.

Est-ce la peur de se faire manger par le croque-mitaine qui pousse un enfant à être obéissant ?
La question est de savoir si vous êtes crédules ? impressionnables ?
Mais, comme les enfants, l'être humain est friand d'histoires étranges, de mysticisme et de légendes. On aime avoir peur ! Il suffit de voir le succès qu'ont les films d'épouvante.

Difficile alors, lorsque tous ceux qui nous entourent, famille, amis, collègues, nation et on peut étendre cela au reste de la planète, qui s'accordent à penser que bien et mal sont des concepts basés sur une "vérité" dont un Dieu et Diable sont au centre, de sortir de ce carcan et d'arriver à baser sa vie sur des fondements autres que religieux.
Difficile de redéfinir son mode de pensée sur des valeurs "naturelles" dont nous sommes, pourtant, tous issus.
Le bien et le mal sont de faux concepts parce que trop subjectifs.
Définir qu'une chose est "bien" n'est possible que de façon circonstancielle.
Par exemple, "faire le bien" ne veux rien dire. De façon absolue, "faire le bien" n'existe pas. Si l'on s'accorde à dire qu'une personne qui passe sa vie à "faire le bien" est une personne qui voue sa vie, non pas à ses intérêts mais à ceux des autres, on peut dire alors que, sur cette terre, peu de personnes, y compris vous et moi, peuvent se prétendre être de celles-là !


Posons-nous la bonne question : qu'est-ce que le "bien" ?
- Vivre en respectant les autres ?
- Aimer ses proches ?
- ne pas cherchez à prendre à autrui se qui ne nous appartient pas ?
- Avoir une vie saine ?
- Donner à ceux qui sont dans le besoin ?
- ...

En quoi ces choses sont-elles le propre des croyants ? N'est-ce pas l'équilibre que chacun recherche. Soyons clairs, ce sont des principes de vie d'intelligence sociale.

Et le mal ? voler ? être jaloux ? tuer ?
Voilà des actes qui vont à l'inverse des intérêts d'autrui ? et oui ! simplement ! Rien de bien extraordinaire si ce n'est que l'on sort des limites de ce qui est acceptable dans une société où les protagonistes se doivent de vivre ensemble. Et sortir de ces limites, c'est refuser qu'autrui ne dispose de ce que l'on envie soi-même et que l'on fait tout pour l'en empêcher jusqu'a le détruire.

Si l'on établit que "le bien" n'existe pas, mais si l'on remplace cette idéologie par vivre en intelligence avec soi et les autres on peut parfaitement rendre le couple Bien/Mal obsolète.
Pour enfoncer le clou dans ce concept rédhibitoire; une chose peut être "bien" à nos yeux et sembler parfaitement odieuse aux yeux de notre propre voisin ! Simplement parce que la vision ou perception que l'on a des choses est concrètement un principe universel subjectif.
Ce qui est bien pour soi est, avant tout, ce qui sert nos intérêts. On peut donc très bien dire que ce qui est bien pour soi ne l'est pas forcément pour notre voisin. Parce que ce qui nous sert, ne sert pas forcément ce dernier. Et sans parler d'intérêt, on peut appliquer de principe sur notre simple vision des choses.

Pour illustrer cela, il vous suffit de placer un objet sur une table et de demander de dessiner cet objet à plusieurs personnes. Ils dessinent tous le même objet ! Aucun des dessins ne se ressemblera. Même si on suppose que les dessinateurs ont parfaitement le même niveau de dessin. C'est une chose physiquement impossible.
Et pourtant cela ne surprendra personne. On accepte aisément que chacun ait sa propre vision de ce même objet.

Pourquoi faudrait-il voir la vie d'une seule façon ? ne serait-ce pas réducteur ? ou acceptez-vous de conceptualiser votre propre vie ?
Ce qui peut servir les intérêts de certains ne servira sans doute pas les intérêts des autres.


En science-physique, on apprend, à l'école, que mélanger un composant chimique avec un autre entraîne une réaction. On comprend aisément que changer les proportions de ces mélanges donnent des réactions différentes. On apprend aussi que certains mélanges sont sans danger ou bien explosifs. on apprend à maîtriser nos compositions pour obtenir le résultat souhaité.
Dans la vie, que ce soit pour soi ou pour les autres, il y a aussi des règles que nous pouvons tirer de ces enseignements scientifiques judicieux et pleins de bons sens. Des enseignements de la nature elle-même.
Notre comportement doit être régi par des règles nécessaires pour une bonne adaptation dans notre propre milieu psychosocial.
Si l'on part sur la chaine logique : Réflexion-décision-action-réaction, on peut se poser la question si, pour avoir la pleine maîtrise d'une situation, on peut volontairement omettre un des éléments de cette chaîne. Et pour compliquer le tout, quelle proportion attribuer à chaque étape de cette chaîne.

La vie ne se résume pas à de simples commandements, à de simples préceptes basés sur les mots péché-bien-mal-rédemption-...

Cependant, vivre en harmonie avec "l'ordre des choses" peut être une philosophie de vie importante. L'intelligence sociale c'est, avant-tout, être en mesure de s'adapter à notre environnement proche. C'est le cas de ceux qui veulent faire leur place dans la société. Et le faire avec intelligence n'est pas des plus facile. Servir ses propres intérêts n'a rien d'asocial ni d'égoïste. C'est même tout à fait normal. Seulement cela peut parfaitement être mal accepté par les autres. Vous constaterez que, dans la plupart du temps, ce sont les gens qui sont envieux qui "critiquent" le plus. Jules de Clarétie a écrit "Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout. ".

Vivre dans un environnement urbanisé nécessite d'accepter que des gens qui attendent la même chose que nous de la vie nous entourent. C'est accepter de les côtoyer si l'on vit dans un immeuble, une résidence, un pavillon. C'est, aussi, accepter que ses propres amis aient une vie, une façon de voir la vie et une vision personnelle. Les amis sont peut être même les personnes les plus à même de correspondre à ce que l'on attend de la vie parce qu'ils partagent plus notre vision des choses que notre propre famille. Eux sont choisis. Pas la famille, pas les collègues, pas les voisins, pas les autres ! Je parle des vrais amis. Non pas ceux que l'on côtoie, qui se montrent très proches et qui peuvent nous décevoir un jour de par leur opinion sur nous.


Une des maladies de notre société est la difficulté de se connaître et de se reconnaître personnellement tel que l'on est. L'image que l'on a de soi et que l'on veut donner est tellement imprégnée d'un modèle "vertueux" venant directement des enseignements religieux.
Avez-vous remarqués comment beaucoup de gens se sentent mal à l'aise dès que l'on perce un de leur défaut ? Ils aimeraient tellement paraître idéal et sans défaut.
Et ils ont raison de craindre de les montrer. Pourquoi ? Parce que l'homme est impitoyable ! que ce soit le quidam ou la personnalité médiatique, s'il est pris à défaut, il sera critiqué, montré du doigt. L'homme excelle dans l'art d'humilier l'homme !

- Si nous acceptions les défauts de chacun en les considérant comme "naturels". Si personne n'avait peur d'être jugé, critiqué pour ses propres défauts. Notre société pourrait commencer à trouver un remède à cette maladie.

En même temps, il peut tout a fait être jouissif de critiquer l'autre parce qu'a ce moment, on se convainc que l'on n'est pas pire !
Et c'est tout simplement le complexe qui est à l'origine de cela. On complexe tellement de ce qu'on n'a pas fait ou pas su faire qu'on se concentre sur ce qui nous permet d'échapper au regard des autres en montrant, du doigt, les autres. Et n'est-ce pas un geste flagrant ? montrer du doigt : ne me regardez plus, regardez l'autre qui n'est pas mieux que moi.


...

Alors, qu'est-ce qui rend l'être humain autant attaché à sa culture religieuse (chrétienne et autre, ...) ?

La peur de la mort ? définitivement oui !
La passivité ? le laxisme ? on ne veut pas aller plus loin que le bout de son propre nez ? soyons méchant... évidemment !

Sans religion, sans dieu, l'homme n'aurait-il plus de valeurs morales ? serait-ce l'anarchie ? définitivement non !

Pourtant, c'est bien ce que les religions tentent de nous faire croire.
Aujourd'hui, les religieux usent des valeurs humaines pour amener les incultes à penser que la foi est 'tellement' porteuse de bénéfices. Amour, altruisme, respect, tolérance, j'en passe et des meilleurs.
Oui la religion a été porteuse de gens de bonne volonté, elle a motivée des causes justes au même titre que des associations laïques. Oui, elle a eu les moyens, plus que d'autres organismes pour construire des écoles, organiser des actions humanitaires.
Difficile alors d'opposer la reconnaissance qu'a le peuple pour ce que l'église a faite aux mensonges de celle-ci.

Les religions et les sectes sont d'autant plus intéressantes qu'elles monopolisent l'esprit de ses adeptes à des choses plutôt inutiles, mais qui finalement n'accaparent pas les autres (au pire les Témoins de Jéhovah viendront sonner à votre porte ou un scientologue vous abordera dans la rue pour vous proposer un test psychologique ! ). Mieux encore, il suffira au type qui a un problème avec son ego, d'apprendre 'par cœur' ces écrits 'sacrés', ces messes, sans même les comprendre, pour se faire une place de 'prêtre', 'orateur' ou 'grand prédicateur' et ainsi avoir la reconnaissance dont il a tant besoin pour se sentir vivant. Et, la boucle est bouclée, ils se financent eux-mêmes.
Tout cela sur un seul principe : Si tu as la foi, tu gagneras ton paradis sinon tu seras condamné !
Autrement dit : Le prix d'espérer un 'quelque chose' après la mort et d'éviter la culpabilité est de croire en appliquant certaines règles, ou tout du moins faire croire qu'on les applique, qui sont ni plus ni moins des valeurs humaines universelles et, au passage, de déposer un petit billet.

Constat.
1 - La peur de la mort à une emprise sur les gens au point qu'ils en viennent à se convaincre de l'existence de Dieu.
2 - La vision que l'on a de soi est conditionnée par celle que les autres ont de nous.
Le croyant cherchera la reconnaissance des autres en 'appliquant' sincèrement ou faussement ce que l'on appelle des qualités chrétiennes (pour les Chrétiens). Sa punition étant sa propre culpabilité. De nombreuses personnes, malgré tout, souffrent, inconsciemment, de ce conditionnement.

Le non-croyant, entouré de croyants sera considéré comme renégat, apostat ou encore hérétique. Ouf ! on ne brûle plus personne.
Tout cela ne fait que participer à un mal-être qu'il est difficile de comprendre pour beaucoup. Alors, ils se réfugient dans l'Amour de Dieu... mais dans un retranchement personnel... qui peut être dur à vivre.
Cette peinture semble caricaturale mais est beaucoup plus proche de la réalité que l'on ne pense ou que l'on ne veuille le penser.




Deuxième raison

C'est toute mon éducation, c'est une culture nationale que l'on ne peut pas renier. Mes parents étaient croyants, je suis croyant et c'est comme ça ! Ce sont de belles valeurs, des principes, la religion a son charme.

Il est vrai, qu'aujourd'hui, on a un certain recul vis-à-vis de la religion et c'est ce recul et le temps qui a passé qui nous fait accepter ou oublier que les valeurs religieuses sont imprégnées de mysticisme, de guerres, de massacres, d'embrigadement, de pouvoir et de corruption.
On lui accorde le "crédit du temps". C'est à dire qu'on ne remettra pas en question ce qui est fait et enseigné depuis des décennies.
Ce phénomène est très humain mais est-ce normal ? Il existe aussi dans le monde scientifique. Si vous prenez le Big Bang, il suffit de se renseigner un petit peu pour se rendre compte que les scientifiques qui viendraient à contredire les hypothèses du Bigbang sont souvent relégués à une minorité scientifique facétieuse ! On ne remet pas en question ce qui pourrait faire tomber les têtes de ceux qui se sont évertués, durant leur vie, à être reconnus !

La plupart des raisons que l'on me donne aujourd'hui pour croire en Dieu sont simplistes et ne reposent pas sur de vrais arguments solides et de bon-sens.
Autrement dit tout est réfutable, critiquable, interprétable.
Au-delà de supputer qu'un Dieu intelligent pourrait exister, on est à même de penser que pour croire à quelque chose de façon raisonnable, il nous faut des preuves.
Un croyant qui se respecte considère que sa croyance est le fruit de sa conviction que les écrits qui nous viennent de nos ancêtres sont sacrés et, effectivement, inspirés par Dieu. La Bible pour les Chrétiens (ancien et nouveau testaments), l'ancien testament et la Tora pour les Juifs et le Coran pour les Musulmans ou encore le Talmud ou la Kabbale.


Quel croyant a réellement lu ces écrits ?
Quel croyant, qui les a lus, a été convaincu de par leur bon-sens ?
Quel croyant sait aujourd'hui ce qu'est "être croyant" ?

La valeur d'un écrit ne se définit-il que par les qualités humaines qu'il inspire ?
Savez-vous que la Bible ne parle que très peu d'amour, de respect ou autres valeurs humaines ?
Ne connaissez-vous que des croyants irréprochables ?
Ne connaissez-vous que des athées sans aucune valeur ?
Ou connaissez-vous des athées qui valent bien des croyants en terme de savoir-vivre, respect, sociabilité et valeurs humaines ?
La valeur de quelqu'un dépend-elle de se qu'il croit ?

Bien des croyants sont attirés par le coté mystique de la chose bien au-delà d'un besoin de cohérence entre les écrits et le bon-sens.
A contrario du verbe penser, croire a, dans sa définition, une notion d'accepter une chose sans en avoir la preuve.
Quelle est donc l'utilité de l'écrit 'sacré' dans ce cas ?
Ne se doit-il pas d'être le support de sa croyance ?

Ou bien tout cela n'est-il qu'une énorme mascarade ? la plus gigantesque supercherie que la planète ait connue ?

Et en admettant que la Bible soit effectivement un écrit sacré d'inspiration divine, alors, il faut accepter que ce ne sont pas des légendes. Accepter que la genèse est un récit authentique de l'origine de la planète et de toute vie sur Terre. Ou faut-il justifier les aberrations de la genèse en disant qu'il faut prendre cela de façon imagée ou poétique ou encore allégorique ?
Quel crédit doit-on accorder et à quoi ? Les voies du Seigneur sont impénétrables ?

Pourquoi, aujourd'hui, serions-nous prêts à croire à n'importe quoi, n'importe comment ? Une conviction mystique qui viserait à nous rassurer sur notre sort ?
Et être athée, est-ce seulement l'être par présomption ? Quand on dit avoir les cheveux bruns, ce n'est pas dans le doute de ne pas être blond ! on le sait parce que la couleur des cheveux est explicite.
Sachant que certains auront l'art de vouloir mettre le doute là où il ne devrait pas y en avoir ! Qui vous dit que ce que vous appelez brun ne serait pas en fait blond ? Que la connaissance que l'on a des choses ou que l'on croit avoir dépend de l'apprentissage qu'on aura bien voulu nous donner ?
Qui nous dit que l'instruction que nous avons reçue n'est pas faussée par la subjectivité de notre instructeur ? Notre instructeur n'a t'il jamais été dans l'erreur ? répercutant sur nous une connaissance fausse mais acceptée puisque enseignée de génération en génération ? Ne serait-ce, après tout, pas le cas des religions ?
Il est donc important de penser par soi-même, de savoir utiliser notre sens de la critique et chercher à faire la part des choses et de choisir la voie qui nous convient le plus. Parce qu'à nos yeux, elle est la plus crédible. Il n'y a rien de plus triste que de vivre une vie en contradiction avec soi-même, inconsciemment, avec comme seul moteur, inconscient lui aussi, que cela évite le conflit avec la majorité. On ne remet pas en cause ce que l'on ne sait pas remettre en cause.


A suivre...

Publié par Walter Norris à 12:51:57 dans Croire | Commentaires (0) |

l a s s i t u d e | 20 août 2006

je me lasse
me prélasse
enlace


être
se reconnêtre
parêtre

Publié par Walter Norris à 11:02:06 dans Le Moi | Commentaires (0) |

s e x e | 30 mars 2006

Je pourrais appeler ce billet : "Sexe, désirs et frustration".

Je ne suis pas un obsédé. Le sexe vient à m'obséder dès lors qu'il me manque.

Mon amie est fidèle et me voit fidèle. Elle me voit avec des yeux de quelqu'un qui a idéalisé l'homme, son homme, l'homme de sa vie. L'homme monogame et sédentaire. Je ne peux pas lui en vouloir et si elle se complait dans cette imagerie, c'est parce que ça la rassure. Je pourrais lui dire que j'ai du désir pour d'autres femmes et qu'il est probable pour qu'un jour j'ai des rapports d'ordre sexuels en dehors d'elle. Cela me rapporterai quoi ? elle me quitterai par déception, la promesse d'être trompée étant insupportable. Cela lui apporterai quoi ? de la douleur ?

Deux points de vue :

  • Je suis stupide parce que j'entretiens une malhonnèteté vis-à-vis d'elle. Goujat et odieux, je ment par ommission. je mériterais de vivre seul !
  • Je ne souhaite pas lui faire du mal et qu'a moins de chercher le conflit, je sais qu'elle ne l'accepterai pas pour des critères d'appropriation ou de 'valeurs' acquises.

Le premier point de vue est celui que l'on rencontre le plus. Une femme se sentant, dans ce cas, en victime ne pourra pas créditer son homme des désirs qu'il a. Somme toute naturel. Pourtant et quoi qu'on en dise, le deuxième point de vue est le plus intelligent et la 'catégorie' de gens (homme et femme) ayant cet esprit est souvent une catégorie d'intellectuel, ouverte, libre, réfléchie et lucide. Des gens qui se sont réconcilié avec leur nature, la nature humaine.

Pour quelles raisons un couple devrait-il se séparer ? et là je précise, "devrait-il" parce que beaucoup de couples sont et restent ensemble par lâcheté de se retrouver seuls.

A priori, un couple se sépare quand les choix de l'un ne correspondent pas aux choix de l'autre. Quand les opinions divergent. Quand les objectifs de vie ne s'accordent pas. Amour ou non, ça fini par être la guerre. Et si ça n'est pas la guerre, c'est qu'un des deux ferme sa gueule, par peur du conflit, et vit, par concession sur concession ce qui a un effet catastrophique sur le moral. Conclusion : couple de merde !

On vit dans une société où la monogamie est respectée mais où l'homme est, par nature, polygame. Il y a donc ce qui est 'respecté', et ce qui est 'admis en silence' comme par exemple que les hommes ont souvent des maîtresses.

Autrement dit, nous vivons dans une société hypocrite !!! dont les fondements sont décalés par rapport à la réalité, la nature profonde de l'homosapiens-sapiens. Ce n'est pas une hypocrisie volontaire, c'est une hypocrisie culturelle, c'est notre histoire occidentalo-religieuse qui est fausse. Tout ça parce qu'un jour, un type a écrit, "L'homme quittera ses parents et s'attachera à sa femme" (la Bible - Genèse 2:24). Le problème est de se positionner correctement dans la société en étant en phase avec sa nature et ... les autres. Une histoire d'amour entre deux personnes est une jolie chose. Est-ce possible pour une vie ?

Formidable est l'homme qui est fou d'amour pour une femme et avec qui il est bien depuis toujours et pour qui ses yeux et son coeur n'irons pas ailleurs.

Mais ce schéma est-il courant ?

Homme ou femme, avons-nous les clés en main pour nous comprendre ? dès l'age où nous nous interressons les uns aux autres ?

Pour cela, il aurait fallu à nos parents de bien se connaitre. Etre ouvert d'esprit et d'avoir eu la pédagogie nécéssaire. Etant jeune, le sexe n'était pas tabou mais ce n'était pas le sujet de conversation. La relation au sexe opposé, hem... sujet compliqué. J'ai donc appris par moi-même et donc j'ai pris des baffes. Appris que l'homme et la femme sont très différents. Appris que, pour que l'un et l'autre cohabitent, il fallait une certaine dose d'ouverture d'esprit, de flexibilité, de simplicité... et d'intelligence.

Dans mon couple, aujourd'hui, il y a tout ça. Nous sommes dans un rapport intelligent de vie commune et nous accordons bien sur le minimum nécéssaire de la vie de tous les jours. C'est dire qu'au quotidien, je n'ai aucun intérêt d'aller chercher ailleurs. Au quotidien et pour le quotidien.

A l'époque de mon ex-petite-amie, j'en venais à culpabiliser de regarder une fille dans le métro (rapport à l'homme infidèle) et après des remarques du genre "elle te plait celle-là ? t'aimerais bien te la faire ?", j'ai fini pas ne regarder les filles que quand j'étais seul. Et c'est ça qui est malsain. Parce que du coup mon regard avait changé et je pensais, oui, au désir que ces filles pouvaient m'évoquer. Je me souviens d'une fois où j'ai du passer une soirée de merde à expliquer, à me justifier qu'on ne suivait aucune fille. Dans le contexte, nous marchions tranquilement dans Paris rentrant de ballade, quand, subitement, elle me parle d'une femme qui nous précédait vêtu d'un imperméable transparent que nous suivions vraissemblablement depuis un certain temps, enfin, que je suivais, entrainant ainsi ma compagne... Et que, comble de tout, elle était persuadée que c'était un phénomène inconscient. Là ! je me suis dit que nous tombions dans l'obsession, dans le délire. Parce qu'alors que je me souvienne parfaitement de notre ballade, je n'ai à aucun moment, remarqué une femme qui aurait attirée mon regard. Je sais être goujat, mais à ce point, s'en était délirant, décalé, absurde !

Sensation horrible de ne pas être crédible malgré son honnêteté, jusqu'à penser que pour retrouver sa crédibilité, il valait mieux admettre ce qui était faux. Dilemne personnel. Par fierté personnelle, je n'ai pas admis. J'ai donc été considéré comme incapable d'assumer mes propres fantasmes et désirs... ça allait loin, très loin.

Toute personne raisonnable et non-psychorigide sait qu'on peut regarder quelqu'un que l'on trouve beau (belle) sans pour autant avoir des désirs pervers ou, plus simple, avoir un sentiment de culpabilité. Le contexte peut être parfaitement sain ! un regard peut parfaitement être simple, attiré mais sans arrière-pensée malsaines. Et cela ne signifie pas que c'est le cas à chaque instant et pour tout le monde !

Dans ce contexte, j'ai chaviré. Persuadé d'être coupable, inconscient et coupable. remords, angoisses, psychoses devenaient mon quotidien. Mon quotidien avec elle. Quotidien dur à vivre, voire insupportable.

Du coup seul, avec des amis, avec d'autres filles, je me sentais redevenir moi-même. Accepté et aimé pour ce que j'étais et non pas pour ce que l'on voulait ou imaginait que je sois. Plus tard j'ai compris que l'image qu'elle avait de moi était subjective, conditionnée par son passé, son éducation, sa perception. Image qu'elle n'aurait pas su remettre en cause parce que moi, j'étais moins brillant qu'elle et, que c'était elle qui avait fait des études de psychologie. Pas moi. Et son amour pour moi, tellement fort, lui donnait toute les raisons de croire qu'elle voulait le meilleur pour moi. Mais elle m'enfermait dans la névrose, un mal-être horrible, et moi, je ne me décidait pas à la quitter ! Paradoxe de deux êtres complexés dont la vie commune nourissait le complexe de l'autre. Moi, observé, scruté, analysé parce qu'immature et que, par jeunesse, certains comportements paraissaient comme maladroits, inconscients, irresponsables voire odieux. Et ces comportements en étaient d'autant plus odieux qu'ils alimentaient les complexes d'une femme hyper-sensible et dont la vision avait, en réalité, besoin d'être recadrée dans son rapport à l'homme. L'homme sadique, l'homme infidèle, l'homme injuste, l'homme immature.


Je réalise, aujourd'hui, que, oui,  je n'étais pas mûr. Mûr pour une femme prête. Prête à vivre dans le paradoxe de l'amour d'un homme en qui elle ne croit pas, parce que, lui-même, perdu.

Du coups, quand je fut libéré, je me promis de ne jamais plus me mentir à moi-même, que les femmes comprennent, l'acceptent ou non. C'est une question de préservation et d'intégrité personnelle. Autrement dit, jusqu'à la fin de mes jours, personne de m'empêcherai de regarder une belle femme dans un lieu public si j'en ai envie. Personne ne m'empêcherai plus de vivre mes envies à 200%. De profiter d'un joli minoi qui vous regarde et partage le même trouble. Parce que, même si ça ne va pas plus loin... c'est le genre de chose qui est extrêmement agréable à vivre et cela ne fait pas de nous un goujat. Et même si ca va plus loin, l'important est de ne pas vivre dans la frustration. Plus jamais je ne n'idéaliserais la fidélité et l'amour parfait entre un homme et une femme ! cet idéal est mort parce qu'en réalité, entre hommes et femmes,... il n'a jamais existé.


Personnellement, je préfère l'homme qui rend heureux sa femme et ses enfants parce qu'il est bien dans sa peau, qu'il se sent équilibré et qui a une maitresse qu'un type frustré dans sa vie, qui aimerai bien baiser avec toutes les femmes de la terre, qui ne s'assume pas comme adultérin et qui du coup, mal dans sa peau est totalement insupportable et rend la vie de sa femme infernale.

Et si une femme pense : "et un homme qui rend heureux femme et enfants, équilibré et fidèle à sa femme" ? elle a le droit de continuer à vivre avec ce schéma de "prince charmant", mais elle doit savoir qu'elle s'aventure sur un terrain de déception. Mais les hommes ne sont pas tous les mêmes. Et les femmes, elles aussi, cachent bien leur jeu. Quelle femme ne connait pas une amie, une voisine ou une collègue qui ne correspond pas au stéréotype de la femme fidèle et "vertueuse" ?

Nos schémas relationnels entre homme et femme sont faux et intellectualiser tout ça est, pour beaucoup, trop compliqué, trop 'prise de tête'. Alors on préfère se retrancher vers ce qui nous arrange "les femmes sont trop pressées" pour les hommes et "les hommes pensent avec leur queue". Critiquer l'autre sexe est toujours plus facile quand on est incapable de le comprendre.

Qu'on ne me comprenne pas, quelle importance ? Que je me comprenne moi, c'est primordial !

L'important pour moi est de m'assumer telle que la nature m'a faite. Autrement dit, vivre pleinement mes envies, mes pulsions, mais avec finesse, élégance et intelligemment. Si une femme ne peut comprendre et accepter qu'un homme puisse être mordu de sport et y consacrer tout son temps. Elle ne supportera pas que ses week-end ne soit pas en couple rongée par l'idée que l'homme qu'elle aime ne partage pas les même priorités. Et si cet homme ne sait pas faire de concession pour partager un minimum avec la femme qu'il aime alors il ferait bien de vivre seul. Il faut donc savoir faire des concessions sans se perdre soi-même. Et je ne pense pas qu'il soit nécéssaire pour le bon fonctionnement d'un couple de tout se dire. Se respecter, c'est aussi savoir garder son jardin... secret. Respecter une femme ou un homme, ce n'est pas lui dire ce qui lui ne ferait pas plaisir ou ce qu'elle (qu'il) ne concoit pas. Ce n'est pas non plus lui dire ce qu'elle attend qu'on lui dise.

Vous trouvez ca triste que l'on ne puisse pas imaginer trouver quelqu'un qui réponde positivement et infailliblement à notre attente d'idéal ? Vous en oubliez la complexité de l'homme. Et si vous vous dites, ce quidam est bien négatif dans sa vision. Et bien pas si sur...

Alors, étaler tout ça dans un blog peut sembler à la limite de l'immonde, du scandaleux et si c'est que l'on pense, je répondrais que tout le monde à le droit de vivre dans ses petits rêves à coup d'idéal, de bonté, de vertues et qu'il serait temps de se réveiller et de regarder la réalité un peu en face. Ce n'est pas ce présent écrit qui fait de l'homme un être abjecte et absurde. Et, personnellement, j'en suis que plus lucide sain et serein.

Qu'on ne me comprenne pas, quelle importance ? Que je me comprenne moi, c'est primordial !

Publié par Walter Norris à 17:36:52 dans Le Moi | Commentaires (0) |

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