| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Depuis le 21-02-2006 :
42569 visiteurs
Depuis le début du mois :
1275 visiteurs
Billets :
42 billets
Peut-on considérer que quelqu'un qui réfléchit un tant soit peu à sa vie ou à celle des autres est anormal ? évidemment la réponse juste est... non.
Pourtant par expérience, je peux dire que quelqu'un qui vit sa vie au jour le jour. Sans se poser de questions. Qui, face à un problème, reproduit systématiquement les mêmes échecs, n'est pas jugé aussi durement que quelqu'un qui a de vrais raisonnements sur sa vie. Exposé de la sorte, cela ne semble pas très clair mais je m'explique.
Beaucoup de gens préfèrent ne pas trop réfléchir sur eux et leurs rapports aux autres. Du coup, ils ne comprennent pas qu'on puisse se poser un minimum de questions sans que cela se traduise par "prise de tête". Autrement dit, on a plus de risque d'être jugé comme anormal si on (se) pose beaucoup de questions.
Ne pas se poser de question pourrait, au contraire, être considéré comme anormal.
Seulement, et pour être objectif, la normalité ne peut pas intervenir à ce niveau de réflexion. Pourquoi ? parce que c'est pas si simple !
Cela revient-il à dire que ceux qui considèrent que la normalité s'applique à la simple image que l'on a de l'autre ont tord, sont anormaux ? rhétorique ! non ?
En réalité il faut définir l'orientation du débat. Affiner l'analyse de la question initiale.
Il faut donc définir chaque élément qui compose la question.
Qu'est-ce que :
Réfléchir un tant soit peu à sa vie : ce qui est clair ici, c'est que l'on parle au moins d'un minimum de raisonnement sur sa vie personnelle. Qu'est-ce qu'une réflexion sur sa vie ? Si c'est pour débattre sur "pates ou riz au diner" on ne va pas non plus perdre notre temps. Donc il est aussi clair que la question porte sur un certain niveau de réflexion et pas sur des choix simples de la vie "quelle cravate porter aujourd'hui" ou "comment on organise notre week-end". La question porte sur des raisonnements plus profonds, plus personnels tels que nos phobies, nos intentions, notre rapport aux autres, etc. (l'autre question qui est 'pourquoi se poser des questions ?' peut faire l'objet d'un autre billet).
...ou à celle des autres... : ah ! on complique le débat ! on ajoute au problème de réfléchir sur sa propre vie celui d'avoir une opinion sur celle des autres. Mais soyons lucide, il est plus facile d'observer les autres que soi-même. Et comme, évidemment, notre vie est normale, il est plus interressant d'analyser celle des autres, on est d'accord :) .
Sérieusement, l'objectivité que l'on peut avoir vis-à-vis d'une situation extérieure peut être interressante pour ce qu'elle peut nous apporter.
La normalité peut se définir comme étant un ensemble de comportements adaptés à notre environnement et où les limites établies favorisent un sentiment d'équilibre personnel et communautaire. Autrement dit, on déterminera où sont fixés les limites au-delà desquelles on tombe dans l'excès et l'obsession. Par rapport aux autres et à soi-même.
Dans cette analyse, il ne peut etre question de réponse absolue. Donc à chacun de se faire son opinion. Toujours est-il qu'il est important de se dire qu'une réflexion ne peut pas se faire de façon simple.
D'autant dirons qu'il ne sert à rien de se 'prendre la tête'. Oui pourquoi pas ? L'important n'est-il pas que nous nous sentions bien ? serein ? en paix (avec soi et les autres) ?
Se prendre la tête, non. Mais se poser un minimum de questions qui nous mènent à devenir ce que nous sommes, pourquoi pas ! Pour comprendre un peu mieux nos envies, nos comportements, nos faiblesses et comprendre ceux des autres... c'est pas si con que ça ! non ?
Encore faut-il se poser les bonnes questions. Et pour ça... même le plus brillant des hommes peut se tromper. Parce qu'aussi intelligent soit l'homme, celui-ci a toujours eu du mal à accepter d'avoir tord... et d'autant plus qu'il sait qu'il est doué de la faculté d'analyse. C'est donc à double tranchant. Il peut être anormal de s'evertuer à trop vouloir tout analyser et tout expliquer. Et là nos facultés trouvent leurs limites.
Publié par Walter Norris à 14:59:30 dans Le Moi | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 10:53:43 dans Croire | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 12:00:53 dans Le Moi | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 12:00:09 dans Le Moi | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Walter Norris à 10:52:30 dans Le Moi | Commentaires (1) | Permaliens
r é a c t i o n s